

Avec Boys of Arcadia, Stanislas traverse l’Antiquité classique pour mieux percuter notre monde contemporain, sa vacuité et notre conception moderne de la ruine


C’est après avoir lu les romans décadents du comte Jacques d’Adelswärd-Fersen que Stanislas a été inspiré à transcrire, en dessins et en peintures, le crépuscule d’un monde idéalisé — celui d’une beauté antique sur le point de s’effondrer.
À l’image des ruines de Pompéi et d’Herculanum émergeant lentement du temps, Boys of Arcadia révèle des figures et des scènes suspendues entre chair et pierre, mi-ombre mi-statue, sous un voile de poussière flottant dans la lumière. Ces personnages semblent appartenir à un univers disparu, réminiscences fragiles d’un âge d’or effacé.
Ils résonnent comme les échos d’une histoire ancienne qui s’éteint peu à peu, une musique lointaine que le temps emporte mais que la peinture, elle, retient encore – telles les ombres pompéiennes calcinées qui conservent pour l’éternité l’empreinte des corps et la mémoire d’une vie interrompue.






